Archives de Catégorie: Représentation Hommes/Femmes

Pendant la période des fêtes, les animalistes s’en prennent – encore – aux femmes

On n’avait pas déjà assez de la publicité et de la culture populaire en général pour exhiber, instrumentaliser et animaliser le corps des femmes – mais les animalistes doivent aussi faire buzzer leur « cause »… avec les mêmes ficelles que les autres.

Des scénettes malsaines, et que semblent affrioler les militants – surtout militantes – à qui les organisateurs ont rabâchés : « Ce que tu fais, c’est RIEN en comparaison à la souffrance des animaux !!!! ». Ne cherchez pas, ce ne sont jamais ces mêmes organisateurs qui se mettent en scène agenouillés dans une cage ou allongés sur une assiette…

Scénette à Barcelone par Animal Naturalis, association déjà citée dans un précédent billet.

De la chair d’animale femme comme substitut aux animaux

Une femme punit par péché de gourmandise – associations Droits des Animaux (France) et SPA.

Pourquoi reste-t-elle complaisamment maltraitée – agenouillée passivement, le regard dans le vide ? Pourquoi n’a-t-elle pas la dignité de se (re)lever, d’attraper avec la main le tuyau de l’entonnoir et, pourquoi pas, filer un coup de poing à son « tortionnaire », comme n’importe quel animal homme le ferait ? Parce que c’est une « animaliste » – et chez les animalistes, le statut de la femme est d’être l’égale des oies à gaver… Je vous invite à lire les commentaires de mes intervenants au sujet de ce genre de scénettes, dans mon ouvrage Des souris et des salopes.
On demande aux femmes de « réagir » et de se « mettre à la place » de l’animal, l’homme ne se sent jamais concerné – comme la plupart des passants que ces animalistes rendent « spectateurs/voyeurs ».

L’harem arche de Noé (pub Lynx/Axe)

Le traitement ultime des femmes dans la publicité : un cheptel d’animales à conserver pour la reproduction.

Affaire des arènes de Rodilhan, l’escalade du « choc » des mots et des images

Billet en cours de rédaction, mise à jour prochaine

Avant de revenir au cas : « arènes de Rodilhan », plusieurs éléments ont suivi la publication de mon billet d’humeur sur les tactiques de manipulation émotionnelle animaliste. Je vais tenter de les expliquer, en remettant les choses dans le contexte qui a provoqué l’écriture de mon précédent billet sur « l’affaire Rodilhan ».

Récemment, lors d’un reportage au journal de 20 heures, des « jeunes de banlieues sensibles » se plaignaient de leur enfermement par les médias et la société dans des stéréotypes et, qu’à force, ils finissaient par se les approprier et croire qu’ils étaient incapables d’être « autre chose » que cette image stéréotypée qui (qu’on) leur collait à la « peau ». Habitant moi-même une « banlieue dite sensible », je sais exactement de quoi ils parlent et je peux comprendre leur ressentiment. C’est aussi ce que je dénonce dans mon ouvrage Des souris et des salopes, sauf que les « minorités » du livre, ce sont les femmes…

Dans ce même journal télévisé, le présentateur annonça que les familles des otages voulaient que les journalistes cessent d’utiliser les images de détention du membre de leur famille et – comme  précisa le présentateur – les familles « insistaient » pour que les médias se servent exclusivement d’images prises avant leur détention : libres, souriants, en famille… Pourquoi une telle requête ? Ai-je vraiment besoin de l’expliquer ? Je pourrais ainsi multiplier les exemples de personnes victimes ou de familles de victimes qui ne veulent pas que ce que le public retienne d’eux, soit leur image (ou celle du membre dans leur famille) dans une posture humiliante ou/et dégradante… Cela est valable en France comme ailleurs.

J’avais été moi-même très marquée par les images diffusées pendant le génocide au Rwanda. L’œil froid d’une caméra occidentale balayant des cadavres de femmes noires nues ou demi-nues, à terre, les jambes écartées… Des voix africaines s’étaient inquiétées de la pertinente d’une diffusion répétée de ces images et s’étaient interrogées si les médias occidentaux avaient procédé de la même manière avec des cadavres de femmes blanches… Cela ne signifie pas que ces voix africaines voulaient que les médias taisent la violence et les crimes subis par ces femmes – mais l’image répétée et décharnée autant que banalisée des cadavres de ces femmes noires dans une posture dégradante n’apportait rien de positif pour ces victimes, bien au contraire.

Autre exemple plus récent, et pour en venir plus spécifiquement au fait d’une agression sexuelle et/ou de se retrouver dans une posture dégradante, une journaliste Lara Logan avait été prise à partie par un groupe d’hommes alors qu’elle couvrait les manifestations égyptiennes, en février dernier. Aucune image de son agression et après son agression n’ont circulé dans les médias. Les journalistes prenant soin – par respect pour leur consœur – de ne pas diffuser d’images dégradantes de cette journaliste… Pourquoi cela est-il différent avec les militants animalistes envers leurs militantes – au moins deux d’entre elles – qu’ils considèrent eux-mêmes avoir subi une « agression sexuelle », selon leurs propres mots ? Bien sûr, je parle de l’affaire Rodilhan et comment les animalistes ont inondé Internet et les réseaux sociaux d’images dégradantes de leurs propres militantes, soit dans une posture humiliante (assise par terre et demi-dénudée) soit dans une posture « animalisée » (trainée par les deux « pattes arrière ») qui renvoie directement à ce que je dénonce dans mon ouvrage Des souris et des salopes, De la misogynie en milieu animaliste . Et parce qu’ils trouvent eux-mêmes, et particulièrement leurs propres militantes,  cela « normal ». Je reviendrai sur ces deux photos de la discorde que j’ai avec les animalistes, plus loin dans ce billet…

« Coucher avec l’ennemi »

Dans mon livre Des souris et des salopes, je décortique comment les animalistes entretiennent un climat hostile envers les femmes autant qu’avec leurs propres militantes (pourtant majoritaires dans le milieu de la protection animale). Une semaine après l’affaire « des arènes de Rodilhan », Claire Starozinski, présidente d’une association anti-corrida qui n’a pas participé à l’action des autres animalistes, était l’invitée de l’émission Antenne Ouverte de France bleue pour réagir à l’événement. Cette femme, dont je trouve l’intervention radiophonique intelligente et mesurée – rend, en premier lieu, hommage aux jeunes veaux qui ont étaient massacrés lors de cette corrida et qui sont les « vrais » victimes de cet événement – nous apprend qu’elle a été elle-même traitée de « collabo » par des anti-corrida parce qu’elle avait osé parler avec « l’ennemi ».

En d’autres temps, les lâches – souvent eux-mêmes exploiteurs de petites boniches juives (référence à un passage du film La traversée de Paris) – s’amusaient à tondre les cheveux des femmes qu’ils désignaient comme ayant « couchées avec l’ennemi ». L’expression « collabo » n’est pas le premier mot de vocabulaire faisant référence à la période de la seconde guerre mondiale, qu’aiment instrumentaliser ces animalistes. J’ai moi-même eu également droit au terme « résistant » – ces militants s’autoproclamant « résistants » car en guerre, contre qui ? Les pro-corridas ? Mais la France n’est pas en « guerre » contre les aficionados et n’entretient pas un climat de haine vis-à-vis de ces individus, même si la majorité des Français sont contre la corrida. Et c’est bien toute la différence avec ces animalistes !

Toujours plus d’escalade dans la violence des mots à l’égard des autres – ceux qui ne pensent pas et/ou ne vivent pas comme ces animalistes – à travers le communiqué : « Quand la barbarie d’une bande de dégénérés apparaît au grand jour » de l’une des associations organisatrices de l’action et traitant les aficionados de dégénérés, de psychopathes, d’attardés – Entre autres mots constructifs et en un mot, comme ajouta l’un de leurs « résistants » : de sous-hommes :

« Réjouissons-nous d’avoir pu montrer à tout le monde la véritable nature de ces  sous-hommes ! »

Sous-hommes ? Un terme qui fait aussi référence à la même sombre époque de l’histoire de France que ces animalistes semblent tellement affectionner…

Girls on film… et sur Entrevue

BILLET EN COURS D’ÉCRITURE, la suite dans qqs jours

Les flashmobs espagnols, nouveaux modèles aux animalistes français

Peut-être la recherche d’une meilleure « mobilisation/adhésion » de ses militants ? Promis, on ne fera pas une « action de rue » à la manière des américains de PETA, mais comme nos voisins espagnols…

Des animalistes ibériques autant adeptes du spectaculaire choc et dépendants du voyeurisme des médias et du public que le mastodonte américain. Et fonctionnant de la même manière : des associations apparentées à des agences d’autopromotion  étiquetées  « vue à la télé, vue dans la presse ».

Il faut s’exhiber pour être regarder et ainsi, (donner l’impression d’) exister « médiatiquement ». Le but de la manœuvre ? Rassurer les militants/donateurs sur la prétendue « efficacité » de son agence marketing à la sauce animaliste.

Les deux associations animalistes espagnoles les plus influentes, en ce moment, dans l’hexagone ? Anima Naturalis et Igualdad Animal.

A  travers leur vidéo d’une scénette de rue contre le commerce de la fourrure, Anima Naturalis illustrent ce que j’ai déjà dénoncé dans mon ouvrage Des souris et des salopes, De la misogynie en milieu animaliste et dans mon précédent billet « Les nouvelles tactiques animalistes dans les arènes de Rodilhan » :

Les hommes parlent, communiquent, ils détiennent le rôle valorisant de « penseurs » autant qu’organisateurs d’action. Ils sont la « tête pensante » et  agissent (par les coups), tandis que des corps féminins subissent (les coups). Des femmes complaisamment violentées, victimisées ou pire, se victimisants à travers la récitation du fameux discours expiatoire propre aux militantes animalistes : « J’ai souffert, mais ce n’est rien en comparaison à la souffrance des animaux » (Mea culpa, c’est de ma faute, ma très grande faute si les animaux souffrent – Amen).

C’est de l’indécence vis-à-vis de la « vraie » souffrance que subissent certaines femmes « vraiment » victimes de violences autant que puisse être celle de « vrais » animaux.

Quant à Igualdad Animal, il suffit de taper son nom sur le moteur de recherche Google à la rubrique « Images » pour constater qu’ils reproduisent, à tout point, les mêmes visuels stratégiques que PETA, principalement accès sur une violence complaisamment pornographique des femmes (1).

(1) Je reviendrais sur l’imagerie de violence pornographique à l’égard des femmes / militantes animalistes dans un prochain billet.

Légende photo : « MADRID, 21/02/2010.- Una activista semidesnuda y ensangrentada de la asociación « Igualdad Animal » durante la protesta que han convocado hoy en la Puerta del Sol de Madrid en contra de la industria peletera española. « 

Posture soumise au « Facial sanguin »

Des scientifiques et les stéréotypes

A quoi reconnait-on un chercheur ? A sa blouse blanche et sa barbe : sagesse, aspect négligé car le scientifique est trop préoccupé à « chercher », et n’a ainsi pas le temps de s’occuper de son apparence physique.

Sur les trois scientifiques mis en avant, une seul appartient à la gent féminine. En revanche, la plupart des bénéficiaires mis en scène sont des femmes. Au delà des stéréotypes, il est toutefois vrai que plus d’hommes sont scientifiques et plus de femmes sont  consommatrices d' »anti-douleurs ».

Irrésistible !.. par la fraîcheur de votre teint

Notez le regard en contre-plongée de la femme vers l’homme. Irrésistible, en effet. Non pas qu’il ait un teint « frais », lui…

Bonux et ses cadeaux stéréotypés

Cadeaux « utiles » et tournés vers l’intérieur pour la fillette – Cadeaux « amusants » et tournés vers l’extérieur pour le garçonnet :

Bonux, c'est pas un cadeau pour les femmes

« Comme Papa, je peux parler confort, élégance et tenue »

Un garçonnet qui parle de vêtements comme de voitures…

À noter, en bas à gauche, la photographie d’une fillette de dos, qui admire le garçon (regard en contre-plongée). La dimension de la photographie du garçon doit être trois fois plus grande que celle de la fille.

"Comme papa..."

Les meilleures images du magazine Q

Pour fêter ses 25 ans, le magazine musical britannique Q a sélectionné ses meilleures photos  – Un panorama repris par The Guardian.

Les photographies d’artistes femmes ont-elles les mêmes mises en scène que celles de leurs homologues masculins ?

Lady Gaga en laisse et tenue "peau de bête"

Groupe Green Day

En conclusion, la représentation masculine par rapport à celle des femmes :

David Bowie et Kate Moss