Archives de Catégorie: Présentation de mes livres

Critique « Plaidoyer pour les cochons », L’avenir agricole

« Il y a d’abord les contes. Le cochon offre plus globalement un personnage sympathique pour les histoires d’enfants. Et puis, la réalité du quotidien. Le cochon porte parfois une mauvaise image, comme un fardeau. Pourtant “il est propre” rappellent des témoignages, et “pas agressif envers les humains”: “Oui je laisserais un enfant avec moi dans l’enclos…” témoigne un éleveur interrogé. Mais “tout dépend du cochon”, précise-t-il. Car cet animal, “le plus proche de l’homme…” peut s’élever “comme un chien”, explique un autre, qui siffle le sien. Tel maître tel cochon, donc… L’essai de Michelle Julien nous fait traverser notre société par le biais des représentations qu’on a de lui: la collectivité, les élevages “industriels” et le rapport qu’on entretient aujourd’hui avec lui. Quelques récits de réactions de citadins glanées à la volée, au Salon d’Agriculture notamment, montrent les pertes de connaissance d’une société avec un animal qui autrefois, était l’un des plus familiers. De là, s’est accru l’éloignement du consommateur avec son alimentation, en l’occurrence la viande de porc. Mais au fait, faut-il dire “porc” ou “cochon”: tout dépend de qui parle, a observé l’auteur. Le terme “porc” relevant plus volontiers des aspects techniques de l’élevage jusqu’à l’aboutissement, son conditionnement en viande. “Cochon” reste plutôt le terme usité pour désigner l’animal.
Un sacré personnage, finalement, par lequel Michelle Julien nous décrit, en tant que société, avec ses mutations et ses a priori (couleurs, religion, etc.). A certains passages, on peut s’interroger: qui sont les porcs, en fait? Plaisant à lire, mais fruit d’un réel travail de recherche, auprès des éleveurs aussi, avec leurs ressentiments, sur la façon dont ils aiment et entendent parler de leur travail, ce livre détend un peu le débat en permettant un recul. Parfois drôle, il souligne nos paradoxes contemporains. »

Plaidoyer pour les cochons, Michelle Julien, Editions du Cygne,
L’avenir agricole, Mars 2013

Critique de mon plaidoyer porcin par la revue S!lence

Critique parue dans la revue indépendante S!lence, novembre 2012 (n°406)

Plaidoyer pour les cochons, Michelle Julien, Éditions du cygne, 2012

« Quelle est la place du cochon dans l’imaginaire collectif ? La découverte et la proximité avec l’animal engendre des réflexions des plus curieuses de la part des enfants et des parents. La plupart du temps, ce sont des a priori facilement démontés au cours des pages de cet ouvrage qui se promène entre sociologie et culture populaire, y compris dans ce que cette dernière peut avoir de plus bête !
Le décalage entre l’imaginaire, développé devant la télévision et les livres pour la jeunesse, et la rencontre réelle avec ce quadrupède serait des plus comique s’il ne témoignait pas d’un malaise profond quant à la relation Être humain/Animal/Nature.
Préjugés, incompréhension et bêtise sont complémentaires dans les expressions rapportés par ce témoignage. En fin de compte ne serait-il pas temps de réhabiliter le cochon ? » JP.

S !lence n°406 novembre 2012

Critique « Plaidoyer pour les cochons » par la revue Transrural Initiatives

Critique parue dans la revue Transrural Initiatives de juillet-aout 2012. Je vous invite à lire cette revue pour ses dossiers bien construits, son regard différent sur le milieu rural et, attention, cette revue rencontre actuellement de grandes difficultés financières et a besoin d’augmenter le nombre de ses abonnés, sous peine de disparaitre.

Transrural Initiatives : « Avec beaucoup d’humour, un peu de colère, un bon sens de l’observation et pas mal d’informations, Michelle Julien combat la réduction du cochon à sa fonction de jambon et explique qu’une approche plus respectueuse nous ferait gagner en humanité. »

Critique de mon « Plaidoyer Pour les Cochons » par Jean Charles Cougny

L’écrivain Jean Charles Cougny est aussi un agriculteur, éleveur de vaches dans le Morvan. Et de part sa profession, cela m’intéressait d’autant plus de connaître son opinion :

Jean Charles Cougny : « Si vous êtes prêts à laisser vos à priori au vestiaire et si vous acceptez de penser qu’il existe une autre façon de voir les choses qu’en regardant les infos du journal télévisé de 20h00, ce livre vous permettra d’apprendre beaucoup de choses sur le cochon. L’approche du sujet par Michelle Julien est parfaitement honnête. Son étude de la perception de cet animal dans notre société est très fouillée: de la littérature enfantine en passant par les fermes pédagogiques, le salon de l’agriculture, l’élevage industriel ou biologique sans oublier le délicat problème posé par le refus de consommation de la viande de porc pour des motifs religieux.

L’auteur joue à merveille les Candide pour laisser s’exprimer tous ceux qui ont quelque chose à dire sur le sujet.Non, ce n’est pas non plus un plaidoyer militant anti-paysan ou anti-viande (ou pro viande) comme il en fleurit tant actuellement où l’on assène des vérités sans aucune preuve ni respect pour tous ceux qui vivent du métier d’éleveur et nourrissent la société.

Seul reproche, et là c’est l’éleveur de vaches qui parle, on ressort après la lecture de ce livre avec la certitude que ce brave goret est l’animal le plus intelligent de la création. Or, pour côtoyer chaque jour d’autres animaux domestiques, je suis certain que si Michelle Julien avait interrogé un éleveur de chèvre, de lapin, de dauphin, voire de poulpe, elle serait arrivée à la même conclusion: l’animal dont on s’occupe avec « amour » est le plus intelligent du monde. Peut-être est-ce la preuve toute simple que l’être humain n’est pas plus intelligent que l’animal ? »

Parution de mon « Plaidoyer Pour les Cochons », Editions du Cygne

Parution aux Éditions du Cygne et disponible à la commande en librairie en indiquant le numéro d’ISBN : 978-2-84924-273-5

Plaidoyer pour les cochons de Michelle JULIEN
Postface de Jocelyne PORCHER
ISBN : 978-2-84924-273-5
14 x 21 cm
242 pages
22,00 €

De nombreux intervenants ponctuent l’ouvrage.

Présentation du livre

Algues tueuses, pollution des plages, danger des baignades… Pourquoi cochons et éleveurs sont invisibilisés et comment le public perçoit l’animal dans la production porcine ? Disparus de notre vision car majoritairement fabriqués hors-sol dans des usines « conventionnelles », les cochons sont pourtant partout. Et surtout à travers les expressions animalières injurieuses :

Sale porc ! Gros cochon !

Si le cochon est l’animal le plus proche de l’homme, l’animal le plus proche du cochon est l’enfant.

T’as vu ta chambre, une vraie porcherie ! Regarde comme tu manges, un vrai cochon !

Les parents savent-ils que les comportementalistes animaliers comparent l’intelligence des cochons à celle d’un enfant de trois ans ? Comment l’animal est représenté dans les livres jeunesse ? Comment parents et enfants réagissent face à un « vrai » cochon ?

L’ignorance alimente le mépris, et réciproquement.

Ces derniers temps, le cochon est également devenu, bien malgré lui, l’objet d’un enjeu politique camouflé en revendication identitaire ou en repli communautariste.

Ce livre n’est pas uniquement sur les cochons, il parle d’abord de nous. Et des travers de notre société.

Sommaire

Il est où, le Papa ?

Il était une fois des Cochons et des Livres Jeunesse

Caractère de Cochon

Des Cochons « Bien Logés »

Ils sont où, les Cochons et leurs Éleveurs ?

Animal Politique, Malgré Lui

Histoires de Cochons

L’auteure

Documentariste et essayiste. Son terrain privilégié d’observation : la culture populaire. L’étude des stéréotypes fait partie de ses thèmes de prédilection. Précédents livres :
La vache à lait (2011)
Des souris et des salopes, De la misogynie en milieu animaliste (2010)
Le monde ignoré des testeurs de médicaments (2008)

Points de vente

Sur le site de la FNAC, chez l’éditeur, chez tous les libraires en leur communiquant le numéro d’ISBN.

Un avant-goût du « Plaidoyer pour les cochons »

Retranscription de la note de lecture du comité éditorial des Éditions du Cygne concernant le manuscrit Plaidoyer pour les cochons :

« En défenseure fidèle de la cause animale, le nouvel ouvrage de Michelle Julien plaide donc à présent pour la défense des cochons.

Dans cet ouvrage, cependant, elle souligne que l’homme est à peine mieux loti, soumis aux « conditions de travail, stress, pression de productivité » dans l’univers de l’élevage intensif. Ce dernier impose en outre des emprunts importants, et les « coopératives », qui n’en ont que le nom, pèsent sur l’agriculteur pour l’alimentation aux animaux, les fournitures, les abattoirs, les « conseils » techniques et juridiques. L’auteur cite à ce sujet l’essayiste Patrick Leboutte, pour qui « l’homme est à la fois victime et tortionnaire ».

L’organisation de l’ouvrage par contrastes met en valeur les réalités de l’élevage porcin : exhibition irréaliste des fermes pédagogiques ; présentation ludique du salon de l’agriculture, où les animaux les plus courants sont en fait exclus, et où tout est édulcoré dans une maquette fort peu expliquée, en outre, par des animateurs ; image idéalisée et anthropomorphique des cochons dans la littérature pour la jeunesse. Tout cela comparé à la réalité : ce qu’est l’animal dans des conditions normales, c’est-à-dire intelligent mais souvent belliqueux, proche de l’homme au point qu’on peut en faire un animal familier , et ce qu’il devient, affaibli et hurlant dans l’élevage hors sol, les dents et la queue coupées, stérilisé à vif, ne disposant que d’un espace le plus exigu, et dont la fonction n’est que de « produire le maximum de viande dans le temps le plus court avec le minimum de frais ». L’animal n’est donc plus alors que de la viande sur pattes, qui n’est d’ailleurs même plus sur pattes dans le cas des truies allaitantes.

Un autre moyen simple, mais éclairant, est le recours aux livres scolaires et aux manuels agricoles de l’avant-guerre à des époques plus récentes. On y voit la transformation de l’élevage en des entreprises industrielles, en contradiction avec ce qu’affirmaient certains ouvrages plus anciens de la nécessité d’un certain bien-être pour l’animal. Sont tout aussi éclairantes les interviews de nombreux protagonistes de l’élevage, par exemple les étudiants en « BTS production animale » (c’est nous qui soulignons : tout un programme), et les membres de différentes associations de défense des animaux.

Le panorama est complété avec l’évocation de l’utilisation du porc comme un quasi « emblème national » par le Bloc Identitaire, raciste et intolérant … et éloigné de la réalité, ne considérant le cochon que comme « un animal politique malgré lui » !

On a donc une étude complète sur le cochon, tant dans ses représentations que de la réalité animale, et ceci par des moyens variés, entretiens, documentation, observation et enquête personnelle où l’auteur se met elle-même en scène dans ses difficultés, ce qui ajoute encore à l’authenticité. »

En avant-première : la couverture de mon nouvel ouvrage !

Parution de « Plaidoyer pour les cochons » courant avril… 2012 (enfin!)

Dessins par Maëlle (7 ans), Lorinn (7 ans) et Manon (12 ans).

L’école des enfants et des cochons

Billet du blog « Danger école » envoyé par Meb du site Hesed, car elle connait bien le thème de mon prochain ouvrage à paraitre… bientôt. Et quand on a déjà lu le livre, franchement, ce dessin colle bien au contenu !

Dessin du Bédéiste Jack : ICI

Deux critiques sur l’ouvrage La vache à lait

Mon ouvrage La vache à lait étant (sans surprise) invisible dans les médias « mainstream », deux revues alternatives viennent toutefois d’en parler. Extraits :

Silence, novembre 2011 :

« Ce livre contient des entretiens et des analyses alertes et abordables sur les conditions d’élevage, ses impacts écologiques, les représentations des citoyens souvent décalées par rapport à la réalité. On découvre que les vaches laitières industrielles ont une vie beaucoup plus cruelles que les vaches à viande, et qu’elles pèsent énormément dans le poids écologique global de l’élevage : dès lors pourquoi focaliser notre attention écologique sur notre consommation de viande et pas de produits laitiers ? Des témoignages saisissants donnent également à voir combien les vaches sont des individus doués de personnalité, d’émotions, de sensibilité et de capacité de relation. Une lecture instructive et impressionnante. »

Transrural initiatives, juin 2011 :

« Entretiens avec des éleveurs et observations de jeunes enfants confrontés au thème de la vache, statistiques et anecdotes, enquêtes en Angleterre et rappels historiques… La documentariste Michelle Julien fait feu de tout bois pour rappeler que derrière chaque yaourt, il y a un veau car une vache doit vêler pour produire du lait… »