Archives de Catégorie: Industrie des médias

Un monde de propagande

« J’ai un temps été bercé par l’illusion que les animaux mangés étaient bien traités. Mais un jour, j’ai vu un reportage sur la réalité des abattoirs. J’ai basculé « dans l’autre monde ». »

Citation du journaliste Aymeric Caron, (No Steak, Fayard).

Aymeric Caron se berce encore d’illusion. Il n’a pas « basculé » dans un « autre monde ». C’est le même monde, qui utilise les mêmes tactiques, et se base sur les mêmes doctrines. Ce monde est celui de la propagande et de la manipulation émotionnelle par l’image…

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Les femmes sont bien des « hommes » comme les autres

Women ‘deliberately post ugly photos of friends online’
One in four women deliberately puts unflattering photographs of their friends wearing bikinis on social networking websites such as Facebook, according to a new study

Emma Barnett, The Telegraph, 03 juillet 2012

Two fifths of women also admitted deliberately posting photographs of their friends without make-up. Even when asked to permanently delete the unflattering picture from Facebook, a fifth of women said they had refused to do so.

The survey of 1,500 women aged over 18 by Mymemory.com, a photo gift website, adds to growing evidence that people use Facebook to embarass or humiliate their friends.

While people can remove their names from pictures, they cannot delete the photograph.

Facebook has refused to get involved in the disputes, saying that unless photos have broken the site’s terms and conditions, individual users must find the solution to amongst themselves.

Three quarters of women said they routinely « de-tagged » photos of themselves if they did not like the pictures, while two thirds polled said they would be « angry » with a friend for uploading unflattering pictures of themselves.

Rebecca Huggler, co-founder of MyMemory.com, said: “The etiquette of tagging friends in photographs on social networking sites is a tricky one to master, and with so many pitfalls, we wanted to look into women’s relationships with the photographs they upload to the sites in question.

« To see that so many women deliberately commit ‘photo sabotage’ and upload unflattering pictures of friends is somewhat surprising, particularly when you consider how many said they’d be mad if the same was done to them.

“Photo sabotage is never kind, but I think we’ve all seen pictures on social networking sites that we know the ‘victim’ won’t be happy with. It’s always a good idea to check with your friends before uploading; they’ll thank you, and it could prevent some serious fallout.”

Last month, psychologists at the University of Bath found that women are more attracted to social networking websites than men, who prefer gaming and gambling sites.

The research, which looked at the differences between what the genders enjoyed doing online, discovered that men are more likely to visit entertainment, betting, games and music websites.

However, women are more attracted to social networking sites such as Facebook and Twitter.

Colloque place des femmes dans les medias

A lire également : « Femmes, les 5 clichés des médias » ICI
Compte-rendu du colloque ICI

Médias : quand l’information se conjugue (encore) au masculin…
Public Sénat (10/06/2011) :

Il était prévu il y a des mois, mais l’affaire DSK lui donne un sens tout particulier. Le colloque du site d’information « paritaire » Les Nouvelles News, consacré à la place des femmes dans l’information, s’est tenu jeudi à Paris. Comme point de départ, un chiffre : selon le Projet mondial de monitoring des médias, 76 % des personnes citées dans la presse d’information générale en 2010 et en France étaient des hommes. Alors que le pays compte 51% de femmes.

A la table ronde consacrée au genre dans l’information, cinq femmes, toutes membres d’équipes dirigeantes de grandes rédactions. Toutes, ou presque, font part de la même difficulté à donner la parole aux femmes. Blandine Grosjean, rédactrice en chef adjointe de Rue 89, explique : « parfois, sur les vingt articles de la home du site, il n’y a rien de féminin ». Et pourtant, ajoute-t-elle, « les filles de la rédaction sont plutôt féministes » et « on y est tous sensibles ». Hélène Risser, rédactrice en chef adjointe du pôle magazine et documentaire de Public Sénat, témoigne de la difficulté de constituer des plateaux d’experts de quatre à cinq invités comprenant au moins une femme. « Je me suis fixé cet objectif », raconte-t-elle, « mais c’est un échec absolu malgré mes efforts ».

Comment expliquer cette sous-représentation des femmes dans l’information ? Par la composition des rédactions ? Possible, selon le sociologue des médias Jean-Marie Charon, malgré la féminisation de la profession de journaliste : si 45 % des titulaires de la carte de presse sont des femmes (contre 38% en 1996), on ne dénombre que 18% de femmes dirigeantes de médias. Mais c’est avant tout la composition du corps social qui manque de femmes : pour Christine Laget, du Monde Magazine, « il faut que les journaux soient le reflet de notre société ». Or, les femmes sont largement minoritaires dans le personnel politique, universitaire ou parmi les dirigeants du CAC 40. Elles souffriraient également d’une « réticence à y aller », analyse Natacha Quester-Séméon, directrice générale d’I-Marginal et spécialiste des nouveaux médias.

Sous-représentées, mais aussi stéréotypées : pour Isabelle Germain, fondatrice des Nouvelles News, les femmes sont généralement présentées « en qualité de victime ou parce qu’elles ont un lien de parenté avec le héros de l’information », alors que les hommes sont « présentés en décideurs ». Quand elles ne subissent pas la censure par l’image. « Sur les photos, il faut se débrouiller pour que les femmes présentent bien. C’est violent », rapporte Christine Laget. Question de rentabilité, l’avance Blandine Grosjean : « sur le site de Rue 89, nous n’avons pas de contrainte de vente, donc on peut choisir des photos de femmes pas mignonnes, pas minces, pas blondes ».

Les nouveaux médias peuvent-ils donc changer la donne ? Pure players, blogs et réseaux sociaux donnent-ils une image plus représentative de la société et plus positive des femmes ? Blandine Grosjean n’y croit pas tellement. « Cela se voit dans le fonctionnement participatif de Rue 89 : les filles sont en retrait dans les commentaires et on a neuf hommes pour une femme qui nous envoient des tribunes ». Natacha Quester-Séméon pense, elle, que « les femmes sont mieux disposées à la communication en réseaux. Le débat est extrêmement violent sur Internet. Il n’y a pas de plafond de verre mais il faut y aller ». Pour que la parité soit respectée dans l’information, tout serait donc, comme le rappelle une journaliste féministe de l’assistance, « question d’engagement ».