Archives de Catégorie: Coup de cœur

Le Code de Nuremberg – enfin – cité par des « antivivisectionnistes »

L’approche est intéressante, car il ne sert à rien de rabâcher les oreilles des gens avec du in vitro, tant que le in vivo n’est pas réglé – en particulier, celui de l’expérimentation humaine ! L’expérimentation animale perdure, non pas parce que les « vivisecteurs » sont de méchants sadiques tortionnaires, mais parce que c’est la loi : le code de Nuremberg.

Toutefois, vigilance sur l’expérimentation humaine, ces abus et dérives existent déjà, malgré le code de Nuremberg… sans code ? Pas certaine que les abus s’arrêteront.

Communiqué de presse de Antidote Europe :
Un médecin, une juriste et un professeur en neurosciences suggèrent dans une publication parue cette semaine que le code de Nuremberg pourrait nuire à notre santé. Le « code de Nuremberg » est une liste de critères figurant dans le jugement du « Procès des médecins » à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Ces critères énumèrent les conditions que doivent satisfaire les expérimentations pratiquées sur l’être humain pour
être considérées comme « acceptables ». Parmi ces critères est
spécifié le besoin de tester en amont tous les médicaments sur des
animaux.

Selon le docteur Ray Greek, principal auteur de cet article, “Les tests sur les animaux s’appuient sur des lois vieilles de 65 ans. La
réglementation qui encadre aujourd’hui les tests de médicaments est donc la même que celle rédigée il y a 65 ans. La science a évolué depuis 65 ans, pas les lois.” Les autorités sanitaires exigent toujours l’utilisation des rongeurs et de non-rongeurs pour tester nos médicaments alors que nous disposons d’une technologie du 21ème siècle et notamment de la « médecine personnalisée » pour soigner l’individu selon son génotype.

Ray Greek MD, Annalea Pippus JD and Larry Hansen MD have published their
article “The Nuremberg Code subverts human health and safety by requiring
animal modeling” in the journal BMC Medical Ethics. The provisional pdf is
available at http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1472-6939-13-16.pdf

Un aspect historique rarement évoqué sur la libération des esclaves noirs aux US

Je viens de lire sur The Guardian, la critique d’un nouveau livre qui doit valoir la peine d’être lu :

How the end of slavery led to starvation and death for millions of black Americans

Hundreds of thousands of slaves freed during the American civil war died from disease and hunger after being liberated, according to a new book.

The analysis, by historian Jim Downs of Connecticut College, casts a shadow over one of the most celebrated narratives of American history, which sees the freeing of the slaves as a triumphant righting of the wrongs of a southern plantation system that kept millions of black Americans in chains.

But, as Downs shows in his book, Sick From Freedom, the reality of emancipation during the chaos of war and its bloody aftermath often fell brutally short of that positive image. Instead, freed slaves were often neglected by union soldiers or faced rampant disease, including horrific outbreaks of smallpox and cholera. Many of them simply starved to death.

After combing through obscure records, newspapers and journals Downs believes that about a quarter of the four million freed slaves either died or suffered from illness between 1862 and 1870. He writes in the book that it can be considered « the largest biological crisis of the 19th century » and yet it is one that has been little investigated by contemporary historians.

Downs believes much of that is because at the time of the civil war, which raged between 1861 and 1865 and pitted the unionist north against the confederate south, many people did not want to investigate the tragedy befalling the freed slaves. Many northerners were little more sympathetic than their southern opponents when it came to the health of the freed slaves and anti-slavery abolitionists feared the disaster would prove their critics right.

« In the 19th century people did not want to talk about it. Some did not care and abolitionists, when they saw so many freed people dying, feared that it proved true what some people said: that slaves were not able to exist on their own, » Downs told the Observer.

Downs’s book is full of terrible vignettes about the individual experiences of slave families who embraced their freedom from the brutal plantations on which they had been born or sold to. Many ended up in encampments called « contraband camps » that were often near union army bases. However, conditions were unsanitary and food supplies limited. Shockingly, some contraband camps were actually former slave pens, meaning newly freed people ended up being kept virtual prisoners back in the same cells that had previously held them. In many such camps disease and hunger led to countless deaths. Often the only way to leave the camp was to agree to go back to work on the very same plantations from which the slaves had recently escaped.

Treatment by union soldiers could also be brutal. Downs reconstructed the experiences of one freed slave, Joseph Miller, who had come with his wife and four children to a makeshift freed slave refugee camp within the union stronghold of Camp Nelson in Kentucky. In return for food and shelter for his family Miller joined the army. Yet union soldiers in 1864 still cleared the ex-slaves out of Camp Nelson, effectively abandoning them to scavenge in a war-ravaged and disease-ridden landscape. One of Miller’s young sons quickly sickened and died. Three weeks later, his wife and another son died. Ten days after that, his daughter perished too. Finally, his last surviving child also fell terminally ill. By early 1865 Miller himself was dead. For Downs such tales are heartbreaking. « So many of these people are dying of starvation and that is such a slow death, » he said.

Downs has collected numerous shocking accounts of the lives of freed slaves. He came across accounts of deplorable conditions in hospitals and refugee camps, where doctors often had racist theories about how black Americans reacted to disease. Things were so bad that one military official in Tennessee in 1865 wrote that former slaves were: « dying by scores – that sometimes 30 per day die and are carried out by wagonloads without coffins, and thrown promiscuously, like brutes, into a trench ».

So bad were the health problems suffered by freed slaves, and so high the death rates, that some observers of the time even wondered if they would all die out. One white religious leader in 1863 expected black Americans to vanish. « Like his brother the Indian of the forest, he must melt away and disappear forever from the midst of us, » the man wrote.

Such racial attitudes among northerners seem shocking, but Downs says they were common. Yet Downs believes that his book takes nothing away from the moral value of the emancipation.

Instead, he believes that acknowledging the terrible social cost born by the newly emancipated accentuates their heroism.

« This challenges the romantic narrative of emancipation. It was more complex and more nuanced than that. Freedom comes at a cost, » Downs said.

« La Société Protectrice des Chiens »

Un petit coup de pouce pour aider à supporter cette « sinistrose » mondialisée, je vous invite à lire la BD « Petit vampire et la Société Protectrice des Chiens« … Un petit avant-gout, avec la vidéo ci-dessous :

La société protectrice des chiens

La diabolisation de la viande et les médias

Deux thèmes qui m’intéressent depuis 20 ans : l’alimentation (depuis l’affaire de la vache folle) et les médias (ma formation initiale est d’être monteuse audiovisuelle).

Depuis quelques années, je note une véritable diabolisation de la viande dans les médias – un courant en provenance des États-Unis (je connais bien le monde Anglo-Saxon et j’ai vécu en Angleterre) et qui touche surtout une certaine élite : une autre manière de « séparer » les gens (séparer l’élite de la plèbe) – particulièrement les Blancs privilégiés de la classe moyenne supérieure et citadins aux « minorités » américaines : des Afro/ Hispano aux « petits » Blancs ruraux.

J’ai demandé à Jean-Charles COUGNY (www.jeancharlescougny.com/), éleveur de vaches et écrivain, d’apporter sa réflexion concernant l’attitude des médias en rapport à ce thème. Voici sa réponse :

« Les médias ne donnent à leur « clients » que ce que ceux-ci-veulent lire, voir ou entendre. Aujourd’hui, la mode est aux légumes, aux plantes qu’on cultive soi-même ou qu’on va chercher sur le marché avec son panier d’osier ou qui nous sont livrés par une AMAP. La viande : c’est Mc Do, la vache folle, la malbouffe, donc l’obésité, et les rots des vaches contribuent davantage à l’effet de serre que tous les transports réunis. Cela rassure évidemment le citadin qui se rend en 4×4 au petit marché voisin à 50 kilomètres d’où il habite. Ou alors, à la rigueur, il y a ce vieux paysan au fin fond de la cambrousse qui trait encore ses vaches à la main et nous confectionne le meilleur fromage du monde au gout vrai de bouse de vache.

Sauf qu’entre les deux, il y a aussi des gens qui ont des étables modernes, qui aiment leur bêtes et leur offre une vie agréable une partie de l’année au pré ou dans les alpages pour que le gars au 4×4 puisse l’hiver suivant faire du ski sur une surface plane et non envahie de ronce.

Voilà mon point de vue. Notre société est malade de ses médias. Heureusement, il y a des gens qui sont capables d’analyser et de prendre un minimum de recul par rapport à ce que ceux-ci nous déversent. Hélas, la majorité préfère s’en servir pour argumenter et se faire une opinion. A nous, les écrivains, de faire un travail de réparation ou d’éducation. »

Quand le journalisme « s’ouvre », à travers l’histoire des Trois Petits Cochons

Vu sur le Guardian, exercice brilliant :

Coup de projecteur et de coeur pour le livre « Le pari d’un Ange »

J’ai toujours soutenu et je continuerai à soutenir l’initiative web d’Anne Lamic et de ses parents. Le livre « Le Pari d’un Ange » (Editions Amalthée) a été écrit par Chantal Lamic, la maman d’Anne. Après des études de médecine à Montpellier, Chantal Lamic se consacre à l’éducation de ses quatre enfants et plus particulièrement à la prise en charge d’Anne. Elle est Juge Assesseur au tribunal pour enfants de Gap.

Présentation de l’ouvrage :

Il suffisait de presque rien. Un presque rien, un je-ne-sais-quoi, de ceux qui font toute la différence et impliquent la normalité. Pendant trente-trois ans, j’ai eu l’impression de te mettre au monde chaque matin. Il a fallu continuer à vivre envers et contre tout, vivre « debout » malgré ton handicap, les contraintes qu’il représentait et les tâches qu’il impliquait. Ta maladie te situe parmi les enfants de l’ombre et du silence. Ton père décide de créer un site internet pour te mettre en lumière et te donner « la parole ». Il installe une webcam dans ta chambre et, sur doudouworld.com, c’est le regard qui regarde le regard, c’est préférer la réalité à l’apparence et céder sur le paraître au profit de l’être. Ce qui compte c’est cet Autre, autrefois tapi dans l’ombre, qui fait voir les choses à travers son regard. Comme elle ne peut pas aller vers les autres, alors ce sont les autres qui viendront à elle.

« Pour perpétuer la mémoire d’Anne.
Pour témoigner du quotidien d’un polyhandicapé et de sa famille.
Pour changer le regard sur le handicap.
Pour contribuer à améliorer la prise en charge sociale du handicap.
Pour s’associer aux nombreuses initiatives en faveur du handicap. »

La préface a été rédigée par le Pr Emmanuel Hirsch, Directeur de l’Espace Ethique de l’AP/HP de Paris.

Vous pouvez vous procurer le livre dans toutes les bonnes librairies (numéro d’ISBN : 2310011169), ou bien sur Amazon.

Visitez le site Internet sur Anne et sur le polyhandicap.

Humour décalé pour sauver une vie

Très bonne publicité pour une bonne cause : apprendre les gestes pour sauver une vie. Bon jeu d’acteurs, efficacité… pas besoin de gros budget pour faire passer un message essentiel !

L’une des meilleures vidéos de l’année 2011

Très loin du stéréotype sociétal des femmes (jeunes/âgées) comme « créatures » faibles et victimes…

Hommage à un génie

Quand 1984 n’a pas été comme 1984.

« Séquence émotion »

Dommage que  l’avant et l’après de cette séquence ne soient pas donnés avec plus de détails  :

Chimpanzees freed after 30 Years as Lab Animals

The emotional moment a group of chimpanzees saw daylight for the first time after being kept in a laboratory for their whole lives has been caught on film. The video shows the animals edging out of the door hesitantly at first and looking curiously up at the sky. But they then appear to celebrate their new found freedom by hugging each other and laughing. The 38 chimps were taken from their mothers shortly after they were born and kept in a research facility in Austria. They were used for tests based on diseases such as HIV and hepatitis and kept in isolation. They were rescued in 1997 after the pharmaceutical company behind the research was sold and taken to a farm where keepers have since tried to reintroduce them to the outside world. It is only now that experts felt the time was right and the chimps were ready to experience fresh air.