La Fondation Assistance aux Animaux ENFIN épinglée !

Depuis le temps…  et quid de la Fondation 30 millions d’amis, de  la FBB, etc ?

Article du canard enchaîné du 11/02/2015 sur la Fondation Assistance aux Animaux

« Un magot de 49 millions, un parc immobilier impressionnant…Longtemps cajolée par l’État, la fondation Assistance aux animaux est dans le collimateur du fisc. La pâtée est bonne ! »

 » Depuis 11 heures, l’attroupement grossit. Nous sommes le vendredi 7 février, et, comme chaque jour, une foule de mamies flanquées de leurs chats ou de leurs toutous malades se presse à la porte de ce dispensaire parisien pour animaux, au n°23 de l’avenue de la République. L’intérieur n’a rien d’une clinique de luxe, même si une ex-Miss Paris assure l’accueil des visiteurs et des « patients ». Les salles d’attente et de soins sont décaties. Le sous-sol est encore moins ragoûtant. A gauche de l’escalier, les toilettes et un débarras. A droite, une porte grande ouverte sur un drôle de bloc opératoire : ni masques, ni bonnets, ni blouses…

Les employés vont et viennent entre les piles de dossiers, tandis qu’un chirurgien opère un grand clébard, les quatre fers en l’air et le ventre ouvert. « Ah ! C’est pas stérile comme pour les hommes ! » s’esclaffe le secrétaire général, Gilbert Mouthon, un personnage haut en couleur. Bienvenue au siège de la Fondation Assistance aux Animaux. Une maison qui gagne à être connu et qui va l’être : elle intéresse sérieusement la Cour des Comptes et les impôts..

Niches de luxe

Reconnue d’utilité publique depuis vingt-cinq ans, cette œuvre caritative soigne les bêtes dont les maîtres sont sans le sou. Un danger qui ne menace guère la fondation : elle affiche 49 millions de fonds propres et reçoit plus de 15 millions de legs immobiliers et de dons par an. Son carnet d’adresses non plus n’est pas pauvre. Le conseil d’administration siège dans de beaux locaux au cœur du parc du château de Versailles et compte parmi ses membres éminents l’ex-ministre UMP Jean-Jacques Aillagon, qui « adore les animaux ». Mais cette richissime institution a surtout une particularité : elle gère quatre fois plus d’appartements et de villas que de dispensaires et de refuges pour animaux ! Pas moins de 74 biens immobiliers situés à Paris, dans les Hauts-de-Seine, dans la banlieue sud et sur la Côte d’Azur…contre 17 établissements pour accueillir les toutous et les matous ! « Nous investissons dans la pierre, car nous dépendons des dons, nous n’avons que quatre années de trésorerie d’avance » gémit la présidente, Arlette Alessandri, 76 piges. Elle vient encore de faire l’acquisition de quatre appartements à Saint Cloud.

Las ! Depuis peu, cet impressionnant patrimoine est passé au scanner par la Direction nationale d’enquêtes fiscale…Le fisc soupçonne les dirigeants d’Assistance aux Animaux de profiter de son statut de fondation, qui l’exonère de tout impôt ou taxe (sur les sociétés, revenus fonciers, plus-values immobilières, TVA, etc.), pour bâtir une entreprise plus commerciale que caritative. Bref de ce goinfrer sur la bête, ce qui pourrait leur coûter « 10 millions de redressement sur trois ans »confie une bonne âme du ministère.

Droit de vétos

Les enquêteurs ont déjà répertorié pas moins de 16 comptes bancaires au nom de la fondation, dont deux comptes titres, et plus de 15 millions de valeurs mobilières qui font des petits, à coté des rentrées de loyers (un demi-million par an). Ce remarquable sens des économies s’allie a celui de la famille. Jusqu’en décembre, le président s’appelait Jean Noël Alessandri, le fiston d’Arlette, qui lui avait succédé avant qu’elle lui (re)succède. Il était défrayé 5800 euros par mois. Il loge à la Celle-Saint-Cloud, dans une villa appartenant à la fondation. « Il loue, et plus cher que le prix du marché » jure sa maman. Un mère intraitable qui s’apprête à propulser son fifils au poste de directeur, cette fois à la place d’une dénommée Luisa Ferrara, rémunérée…6600 euros mensuels.

« Oui ce salaire est scandaleux ! » balance, impavide, le secrétaire général, Gilbert Mouthon. Lequel en poste depuis des lustres, feint encore la stupéfaction sur un autre sujet délicat. Comment la gratuité des soins dans ses dispensaires n’est pas respectée ? Les mamies qui défilent l’attestent d’une seule voix : « On nous demande entre 12 et 18 euros. Mais ça reste trois fois moins que chez le vétérinaire, c’est pour ça qu’on vient. » Au mur, une affichette mentionne une demande de « participation aux frais ». Le fisc y voit un business déguisé et une concurrence déloyale aux vétos, dont les syndicats hurlent depuis des années. Mouthon, lui, poursuit son numéro : « Mais où est passée l’affiche mentionnant la gratuité ? » Pas de chance, elle a disparu juste le jour de la venue du « Canard ». « Elle était pourtant là, on va la remettre dare-dare ! »

Muselière fiscale

A la fondation, l’oseille paie aussi les billets d’avion d’Arlette Alessandri lorsqu’elle se rend dans ses résidences secondaires en Corse. « Seulement un voyage toutes les 3 semaines » minimise Mouthon. « Non, c’est tous les trois mois, et pour me rendre au refuge de Bastelicaccia ! » rectifie la présidente…Dans cet univers pittoresque où bosse 110 salariés, dirigeants et personnel s’entendent comme chien et chat : des fiches sur la vie privée des uns circulent, des données piquées dans les ordinateurs des autres filtrent, les boules puantes et les plaintes se croisent. Gilbert Mouthon n’hésite pas à se vanter encore : « Cet été, nous avons été mis au courant du contrôle fiscal. J’ai appelé un de mes administrateurs, Bernard Gaudillère, pour qu’il intervienne auprès de l’agent. Ça a dérouillé ! » Le Gaudillère en question, élu PS de Paris et ex-premier adjoint aux finances de Delanoë, se trouve être, à Bercy, le grand chef du contrôle général des fondations. A ce titre, il siège à ce titre dans celle de la famille Alessandri. Joint par « Le Canard » il admet : « J’ai appelé l’agent, mais pas pour lui dire de ne pas faire le contrôle fiscal. Je voulais juste vérifier si cet agent avait des relations étroites avec un employé de la fondation. » Pour l’instant, rien n’a attiré son attention… Son pote Mouthon a gardé le « plus grave » pour la fin : « Nous sommes la cible d’un règlement de comptes de salariés et d’anciens employés qui veulent mettre la main sur l’argent de la fondation pour financer le djihadisme. »
La défense est déjà au poil ! »

Article de Jean François Julliard et Christophe Nobili

« Vous pouvez ajouter le scandale de la fondation 30 millions d’amis. Sa présidente Mme Réha Hutin alimente sa société commerciale PRO TV avec, pour partie, l’argent des donateurs qui pensaient naïvement qu’ils aidaient les animaux. Vous n’ignorez pas que les refuges et associations sont dans une situation catastrophique, faute de trésorerie et pendant ce temps-là, Mme Hutin fait des malversations comptables …. et ne dépose pas ses comptes annuels de sa sté cale PRO TV au Tribunal de commerce depuis 10 ans. La trésorerie de la fondation à la fin de son exercice comptable (30/9/2013) était de près de 30 millions d’euros et pourtant refusent les appels de détresse de beaucoup d’associations. »

 »

« Salariée de la fondation assistance aux animaux pendant de nombreuses années je confirme bien volontiers les faits décrits dans l’article du canard enchainé. Cependant, cette triste réalité n’est que la partie immergée de l’iceberg. Ce qui se trouve en dessous est, hélas, beaucoup plus sordide.
Je ne reviendrais pas sur le train de vie allucinant des administrateurs sur le dos de la cause animal, ni sur le fossé qui existe entre les millions d’euros brassés par cette fondation et au final, le peu d’action en faveur des animaux …
La siège de la fondation dont l’adresse se trouve à République (Paris) résume à lui seul les intentions des Alessandrie et Mouton. En effet, en vérité, tout ce petit monde occupe dans l’opulence la plus complète le sublime Hameau de la Reine dans le parc du Château de Versailles dont la fondation a rénover les Bâtisses, reconstruit à l’identique la maison du Fermier et la ferme de Bailly à coup de 10eme de millions d’euros. Silence radio concernant ces dépenses faramineuses pour la petite vieilles retraités à qui on a expliqué que ses 30 euros de fonts allait permettre l’achat de croquettes pour les chiens des refuges !Tout n’est que mensonges et malversations à ce sujet.
La fondation dépense chaque année plus d’argent en frais de justice et d’avocat qu’elle n’en dépense pour nourrir ses quelques animaux; et pour cause : entre autre une gestion du personnel d’un autre âge. A la fondation, on licencie à tour de bras : intimidation, mise sous pression, faux témoignage (je confirme les dires de mon collègue qui témoigne ci dessus). Je pense pouvoir dit sans la moindre exagération que la fondation a brisé des vies et des familles; et certains encore aujourd’hui après plusieurs années ont peur « des gros bras ».
Des faits d’une gravité inouïe (relevant du pénal) ont été décrits par des salariés victimes… des preuves existent … un travail journalistique pourrait mettre un jour un véritable scandale sur fond de protection politique, de franc maçonnerie et de millions d’euros mal acquis… »

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À propos de Michelle Julien

Essayiste, documentariste

Publié le février 13, 2015, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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